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Bolivie: La Constitution bolivienne de 2009 offre une occasion sans précédent de faire progresser les droits autochtones vers une gouvernance autonome des ressources naturelles. RRI s’atèle à améliorer la législation sur les ressources naturelles et à l’adapter à la nouvelle constitution. Notre approche basée sur les droits s’appuie sur l’apport critique et intégré d’organisations autochtones et campesino (paysannes).

Guatemala: Au Guatemala, RRI travaille avec des groupes forestiers communautaires et d’autres organisations locales pour éveiller l’intérêt de leur gouvernement et incorporer les revendications historiques émanant des secteurs de la gestion forestière, de la conservation, des changements climatiques et du cadastre au sein des discussions en cours. RRI travaille également au sein de la Réserve de la Biosphère Maya pour aider à approfondir les droits des concessionnaires communautaires.

Pérou: D’énormes investissements internationaux continuent d’alimenter les industries extractives et d’infrastructure péruviennes, mais les pressions sur les territoires forestiers continuent de croître. RRI travaille avec un réseau d’organisations autochtones et de la société civile pour développer des stratégies concrètes de plaidoyer et des outils pour consolider et garantir des droits de tenure forestière clairs pour les communautés.

Colombie: Les droits territoriaux des peuples autochtones colombiens ont été largement reconnus. Cependant, de nombreux habitants de la forêt, y compris les communautés afro-descendantes et paysannes, ne disposent toujours pas de mécanismes clairs pour participer aux processus décisionnels. RRI travaille avec ces communautés et des groupes de la société civile pour accroître leurs contributions aux décisions gouvernementales qui affectent leurs territoires.

Nicaragua: En 2009, le gouvernement du Nicaragua a transféré aux communautés autochtones des droits qui couvraient 2.5 millions d’hectares sur la côte atlantique du pays. Depuis, RRI aide au développement des compétences des leaders de ces territoires autochtones nouvellement enregistrés, afin qu’ils soient en mesure de mieux exercer les droits de tenure, de gouverner des entités multicommunautaires et d’influencer les décisions concernant les investissements économiques réalisés au sein de leurs territoires.

Ecuador:

 

Amérique Latine

Leader mondial en matière de réforme de la tenure forestière, la région s’intéresse de façon proactive aux problèmes de gestion forestière durable et d’atténuation de la pauvreté.
Le Saviez-Vous?
Les communautés autochtones et autres communautés forestières gèrent aujourd’hui plus de 200 millions d’hectares de forêts en Amérique Latine.
Les États contrôlent environ 36% des forêts de la région.

 

Depuis une vingtaine d’années, l’Amérique Latine occupe la place de leader mondial concernant la reconnaissance de la tenure forestière communautaire. Reconnaître les droits sur les forêts et les ressources, c’est créer de nouvelles opportunités pour faire avancer les droits de l’homme et pour améliorer la gestion durable des forêts.

 

Les régions forestières de basse altitude des fronts pionniers amazoniens et centraméricains ont fait d’immenses progrès concernant la reconnaissance des droits de tenure forestière. Dans le même temps, les droits territoriaux attendent toujours d’être reconnus dans plusieurs pays mésoaméricains et amazoniens, dont le Belize, le Guatemala, le Honduras, le Pérou, le Surinam et le Venezuela. Les réformes de la tenure forestière représentent un nouveau moyen de lutte contre la pauvreté, dans une région qui affiche toujours les inégalités de revenus les plus élevées au monde . Les populations rurales qui dépendent des forêts sont parmi les plus pauvres d’Amérique Latine et sont souvent constituées de groupes autochtones, afro-descendants et campesino (paysans) aux statuts juridiques complexes. Leur situation géographique reculée et leurs problèmes politiques sont autant d’enjeux qui entravent la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

 

Cependant, alors que d’importants progrès ont été réalisés au sein des politiques forestières, les communautés doivent continuer à travailler sans relâche pour empêcher que leurs droits ne soient altérés par les menaces grandissantes que font peser sur eux les concessions économiques, notamment énergétiques, agricoles et pétrolières, ainsi que les projets de conservation exclusifs.

 

L’Approche de RRI

RRI capitalise sur des opportunités d’action pour faire avancer les droits communautaires sur les ressources, particulièrement en Mésoamérique et en Amérique du Sud. Face aux opportunités et aux enjeux actuels, les actions stratégiques de RRI comprennent :

 

Renforcer les réseaux et établir des liens entre les organisations de la société civile. A mesure que l’information et les flux communautaires acquièrent une dimension mondiale, la société civile et les organisations autochtones s’attachent plus activement à former des alliances entre différentes zones politiques et biophysiques. Les réseaux les aident à se mobiliser autour d’agendas communs et à faire face ou à résister aux menaces que représentent les processus d’accaparement des terres et des ressources (qu’il s’agisse de processus non contrôlés par l’État ou, au contraire, promus par ce dernier) au nom du changement climatique, de la croissance économique, de la conservation, de l’approvisionnement énergétique ou de la production d’agro-carburants. Face aux menaces et aux pressions économiques, partager les enseignements tirés de ces expériences et identifier des synergies stratégiques peuvent améliorer les approches visant à consolider et à défendre les droits territoriaux et touchant aux ressources naturelles.

 

Informer les acteurs locaux des coûts et des bénéfices associés au REDD, et étendre l’influence des communautés sur les politiques sur le changement climatique. Alors que REDD accroît la préoccupation régionale concernant la définition de l’autonomie territoriale et des ressources, RRI aide les communautés forestières autochtones et non-autochtones à comprendre les implications du REDD et à formuler des stratégies cohérentes. A partir de là, nous encourageons la participation continue des organisations forestières communautaires dans la mise en œuvre des projets, des programmes et des politiques d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques (dont REDD+) tant au niveau national qu’au niveau régional.

 

Accroître la participation des organisations autochtones, locales et campesino (paysannes) au sein des discussions internationales. Pour que les droits de tenure légaux profitent aux moyens d’existence et aux ressources forestières, nous recommandons que les communautés traditionnelles et les groupes autochtones puissent accéder à leurs droits de façon claire.

 

Renforcer la capacité des communautés à défendre leurs droits. En dépit de leurs victoires en matière de politiques internationales, les communautés forestières souffrent souvent de l’absence d’un large soutien politique au sein de leurs pays respectifs. De puissants intérêts émanant de l’industrie extractive et des grands projets de conservation menacent les droits des communautés forestières. Aussi, nous œuvrons pour que les communautés soient capables d’administrer, de contrôler et de défendre leurs territoires et de préserver leurs droits actuels. Il est crucial de renforcer la capacité de gouvernance au sein de ces régions afin de consolider les droits et de préserver les moyens d’existence des communautés forestières.

 

Appuyer les réformes qui sont fondées et créer un espace pour le dialogue politique. Les objectifs et les stratégies qui sous-tendent les réformes doivent s’appuyer sur, et être guidés par, une étude et une analyse de la situation solides. RRI documente et partage les connaissances locales, soutient la société civile et les organisations de base, et facilite des réunions nationales et régionales avec les gouvernements, les décideurs politiques, la société civile et les communautés.